Les rapports annuels et semestriels des produits immobiliers commencent désormais fréquemment par une formule bien connue :« Nous vous informons que nos résultats sont solides. » Une telle déclaration ne suffit toutefois pas - en particulier lorsque le management n’est pas en mesure de présenter un positionnement stratégique convaincant...
MV Invest
La chronique immobilière mai 2025
Les rapports annuels et semestriels des produits immobiliers commencent désormais fréquemment par une formule bien connue :« Nous vous informons que nos résultats sont solides. » Une telle déclaration ne suffit toutefois pas — en particulier lorsque le management n’est pas en mesure de présenter un positionnement stratégique convaincant. Les perspectives pour l’année 2025 sont favorables: les évaluations repartent à la hausse et le coût de la dette recule. Malgré la baisse du taux hypothécaire de référence, peu de locataires demandent une réduction de loyer, ce qui se traduit par une progression des revenus locatifs. La demande en immobilier reste élevée, les investisseurs continuant d’anticiper un environnement de taux d’intérêt négatifs. En conséquence, tant les prix de l’immobilier que les cours des fonds et des actions cotés enregistrent des hausses significatives. Malgré ces indicateurs positifs, il est bien connu que les marchés n’évoluent pas de manière linéaire. La vigueur exceptionnelle du marché immobilier suisse surprend, notamment dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles et des mises en scène médiatiques orchestrées par Oncle Donald. Parallèlement, la volatilité à court terme augmente, et les risques liés au crédit deviennent un sujet d’attention croissant. Claudio Saputelli de l’UBS anticipe que les banques devront revoir leurs critères de financement à moyen terme. Cela devrait notamment restreindre l’octroi de crédits aux investisseurs privés. Depuis le début de l’année, une tendance croissante au désendettement est observable dans l’environnement des véhicules de placement — les augmentations de capital annoncées laissent entrevoir un été actif. Dans le domaine de la durabilité, le tableau est contrasté : selon l’Office fédéral de la statistique, environ 52 % des bâtiments en Suisse sont encore chauffés aux énergies fossiles. Neuchâtel (66 %) présente les parts les plus élevées, tandis que Bâle-Ville (27 %) affiche les plus faibles. Aujourd’hui, l’ensemble des gestionnaires d’actifs suisses dispose de stratégies de durabilité — mais ce qui compte réellement, c’est leur mise en œuvre concrète, crédible et mesurable. De plus en plus de produits s’alignent sur des standards reconnus tels que SSREI et GRESB. L’optimisation durable d’un portefeuille nécessite du temps, de la rigueur et un engagement clair en faveur de la création de valeur à long terme. Dans ce contexte, la notion de « risk-adjusted return » prend une importance croissante. En conclusion : même le marché suisse n’est pas à l’abri des effets des stratégies de communication géopolitique — M. Trump reste actif.
Le mois écoulé a également été marqué, dans le secteur immobilier, par les turbulences provoquées par les tensions douanières américaines. Les actions immobilières suisses ont subi un recul net, bien que de courte durée, dans le Real Index, tandis que les fonds immobiliers ont été affectés plus durablement...
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La chronique immobilière avril 2025
Le mois écoulé a également été marqué, dans le secteur immobilier, par les turbulences provoquées par les tensions douanières américaines. Les actions immobilières suisses ont subi un recul net, bien que de courte durée, dans le Real Index, tandis que les fonds immobiliers ont été affectés plus durablement. L’incertitude générale reste palpable. D’un côté, la baisse des taux d’intérêt continue de soutenir le secteur, et les dividendes distribués à large échelle sont en grande partie réinvestis. De l’autre, les risques conjoncturels pèsent sur les perspectives, notamment dans l’immobilier commercial. Le franc suisse, en tant que valeur refuge, compense toutefois efficacement ces inquiétudes. Les investisseurs internationaux continuent de privilégier des valeurs stables telles que Swiss Prime Site ou PSP Swiss Property. Mais les excès ne sont pas sans risque : avec un rendement de dividende de 2,8 % et un agio allant jusqu’à 35 %, un retournement rapide reste possible. Dans le segment des fonds, certaines mesures d’augmentation de capital ont accentué la pression, notamment une augmentation de capital de 350 millions de francs pour SIMA, ainsi que d’autres levées de fonds annoncées dans des proportions similaires. La demande en logements résidentiels reste élevée, soutenue par des taux d’intérêt historiquement bas. En période d’incertitude, de nombreux gestionnaires de fortune tendent à renforcer plutôt qu’à réduire leur allocation dans les placements immobiliers indirects. Les résultats des fonds et sociétés restent solides et contribuent à la stabilité du marché. L’année boursière devrait néanmoins rester volatile et nerveuse. Dans un tel environnement, des opportunités intéressantes et des possibilités d’arbitrage continuent d’émerger. La consolidation du secteur financier se poursuit : les deux compagnies d’assurance Helvetia et Baloise ont annoncé leur fusion, tandis que CHAM et INA se sont réunies avec succès pour former Cham Swiss Properties. En revanche, le plus grand acteur immobilier du pays, UBS, a fait volte-face et a décidé de ne pas fusionner UBS Direct Residential – une décision au goût amer. Avec un agio de 55 %, la prudence reste de mise sur ce titre, même si tous les indicateurs globaux semblent au vert pour les semaines à venir.
Les fonds immobiliers suisses clôturent un trimestre marqué par une forte volatilité. La performance du SWIIT de +1,9 % semble encourageante à première vue, mais reste fragile compte tenu du contexte complexe...
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La chronique immobilière mars 2025
Les fonds immobiliers suisses clôturent un trimestre marqué par une forte volatilité. La performance du SWIIT de +1,9 % semble encourageante à première vue, mais reste fragile compte tenu du contexte complexe. Les baisses de taux déjà effectuées par la BNS – et d'autres éventuellement à venir – ainsi qu’un niveau élevé de liquidités sur le marché plaident certes pour une reprise de la performance au cours de l’année. Toutefois, certains fonds immobiliers cotés peinent actuellement à convaincre durablement les investisseurs : la fourchette de performance varie en effet entre -8 % et +8 %. Sous l’effet des plans de relance économique et du renforcement des dépenses en matière de défense, les taux d’intérêt à long terme ont récemment augmenté de manière notable en Europe. L’écart de rendement par rapport aux fonds immobiliers est désormais inférieur à 200 points de base. Il reste à voir s’il s’agit d’une réaction temporaire ou du début d’une tendance structurelle. Ce qui est certain : la forte demande a entraîné une hausse des prix des fonds qui ne reflète plus les perspectives de croissance réelle à long terme. Cette prise de conscience semble désormais gagner le marché. La tendance haussière du SWIIT, l’indice de référence des fonds immobiliers suisses cotés, observée depuis l’automne dernier, a récemment marqué le pas, voir perdu de son élan. Après les années exigeantes de 2022 et 2023, de nombreux investisseurs réévaluent leur stratégie. Un segment souvent sous-estimé, mais riche en substance, est celui des actions immobilières avec une part résidentielle supérieure à 50 %. Bien que leur faible Free Float soit souvent critiqué, ces sociétés offrent stabilité et orientation stratégique vers une croissance durable. Les données des dernières années montrent clairement que la gestion active a permis de créer de la valeur de manière continue – tandis que l’inaction de certains managers a conduit à des pertes de capital.
Traditionnellement, le mois de février est une période d’attente avant la publication des premiers résultats annuels des actions immobilières. Toutefois, l’actualité politique et économique occupe actuellement le devant de la scène...
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La chronique immobilière février 2025
Traditionnellement, le mois de février est une période d’attente avant la publication des premiers résultats annuels des actions immobilières. Toutefois, l’actualité politique et économique occupe actuellement le devant de la scène. Aux États-Unis, l’économie reste stable, mais le souhait du président Trump de réduire les taux directeurs tout en maintenant l’inflation sous contrôle s’avère complexe. L’une des stratégies envisageables pour y parvenir serait une baisse du prix du pétrole, qui pourrait contribuer à alléger la pression inflationniste. Parallèlement, il cherche à accélérer la résolution du conflit ukrainien et à sécuriser l’accès aux matières premières – un objectif stratégique poursuivi depuis toujours par les grandes puissances afin de renforcer leur influence mondiale. Pendant ce temps, l’Europe traverse une période d’instabilité. La confirmation d’un virage politique vers la droite en Allemagne, confirmée par les récentes élections, n’a pas été une surprise. Les enjeux politiques ont un impact direct sur l’inflation, la migration et la gestion des ressources – autant de facteurs déterminants pour le secteur immobilier et les investisseurs. En Suisse, les investisseurs anticipent un retour possible des taux négatifs. Contrairement à la situation d’il y a dix ans, où cette hypothèse semblait improbable, la Banque nationale suisse communique désormais ouvertement sur diverses éventualités. En conséquence, sur le marché immobilier, le rendement brut d’achat dans les centres-villes retrouve les niveaux de 2020/2021, lorsque la crise du Covid poussait les investisseurs à acquérir des immeubles résidentiels à des prix élevés. Concernant les actions immobilières, la surprise est venue de Swiss Prime Site, qui a annoncé une augmentation de capital à très court terme, une heure avant la clôture de la bourse – une pratique inhabituelle. Les premiers résultats annuels révèlent que les réévaluations des portefeuilles sont légèrement supérieures aux attentes. Les conditions de fusion entre Ina Invest SA et Cham Groupe SA ont été publiées sans surprise, et la nouvelle entité, Cham Swiss Properties SA, s’annonce prometteuse – la structure de gestion interne de Cham Group AG a été adoptée comme modèle de référence.
La nouvelle année a débuté comme elle s’était achevée : sur une note euphorique. Le salon IMMO25 a enregistré un record de fréquentation, témoignant d’un fort engouement pour l’immobilier suisse.
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La chronique immobilière janvier 2025
La nouvelle année a débuté comme elle s’était achevée : sur une note euphorique. Le salon IMMO25 a enregistré un record de fréquentation, témoignant d’un fort engouement pour l’immobilier suisse. Les investisseurs s’attendent à une poursuite de la baisse des taux par la BNS. En tout début d’année les indices immobiliers ont progressé de plus de 3 %. Parallèlement, les gestionnaires ont lancé des campagnes offensives et annoncé plusieurs augmentations de capital. Toutefois, avec certains agios dépassant 50 %, les investisseurs commencent à se montrer plus prudents. L’année 2022 est encore dans toutes les mémoires, marquée par une forte perte de confiance ayant conduit à une correction du marché de 15%. Malgré les trois premières bonnes semaines, l’indice SWIIT a terminé le mois de janvier en baisse de 1,4 %. Les augmentations de capital attendues pourraient dépasser la demande des investisseurs – une situation similaire à celle de 2018. Par ailleurs, les résultats annuels des fonds clôturés en septembre dernier ont déçu : bien que les pertes locatives continuent de diminuer, le potentiel de croissance se réduit. Il est donc crucial que les gérants de fonds innovent. De plus, divers fonds immobiliers souffrent toujours de demandes de remboursements. Les résultats annuels des sociétés immobilières sont très attendus, notamment pour identifier les sociétés les plus dynamiques et les secteurs les plus prometteurs. Une première consolidation du marché est prévue fin février avec la fusion d’Ina Invest et Cham Group, dont l’impact sur les évaluations s’annoncent positives, selon la dernière communication effectuée.
La nervosité sur les marchés financiers est palpable. Ce qui paraissait encore impensable fin 2014 semble aujourd’hui plus réel que jamais : le retour des taux d’intérêt négatifs. La BNS, les banques et les investisseurs s’accordent à dire que la probabilité d’un tel scénario d’ici fin 2025 est élevée...
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La chronique immobilière juin 2025
La nervosité sur les marchés financiers est palpable. Ce qui paraissait encore impensable fin 2014 semble aujourd’hui plus réel que jamais : le retour des taux d’intérêt négatifs. La BNS, les banques et les investisseurs s’accordent à dire que la probabilité d’un tel scénario d’ici fin 2025 est élevée. Le déclencheur ? Un cocktail dangereux : des données conjoncturelles décevantes, des tendances déflationnistes et une appréciation continue du franc suisse. La BNS a tenté d’envoyer un signal avec un ajustement de son taux directeur vers zéro – en vain. Les forces des marchés mondiaux surpassent les mécanismes de pilotage nationaux. Pour le secteur de la construction en Suisse, en revanche, une lueur d’espoir se dessine : après trois années difficiles, des taux de croissance positifs sont attendus dès le second semestre 2025. L’intérêt marqué des investisseurs institutionnels ne passe pas inaperçu auprès des gérants d’actifs – nombreux sont ceux qui cherchent à tirer parti de cet élan pour lever de nouveaux capitaux. Mais le cycle se répète : des biens surévalués sont achetés, tandis que d’autres acteurs misent sur un désendettement hypothécaire. Parallèlement, l’environnement réglementaire se resserre – notamment dans la région zurichoise. De nouvelles exigences légales sont en préparation : autorisations renforcées pour les démolitions et rénovations, plafonnements des loyers ou encore droits de préemption accordés aux communes. Conséquence pour les investisseurs ? Les disparités régionales devraient encore s’accentuer dans les mois à venir. Si la BNS venait à réintroduire des taux négatifs, la liquidité du marché risquerait de se contracter davantage. Le marché des transactions pourrait se figer – de nombreux propriétaires différeraient leur décision de vendre. Dans un tel contexte, le potentiel de création de valeur interne d’un portefeuille devient un facteur clé. Transparence, capacité de pilotage et gestion active seront plus que jamais requis. Dans le même temps, la domination quasi monopolistique de quelques acteurs entraîne un déséquilibre croissant. Le marché immobilier suisse reste attractif, mais les risques sont bien réels – et se cachent souvent là où on les attend le moins.
Contrairement aux attentes, des chiffres d’inflation modérée pour le mois de juin ont été publiés en Suisse. De nombreux analystes estiment que la Banque nationale suisse a abaissé ses taux trop rapidement. D’autres pensent au contraire que la faiblesse du dollar américain devrait importer de la déflation...
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La chronique immobilière juillet 2025
Contrairement aux attentes, des chiffres d’inflation modérée pour le mois de juin ont été publiés en Suisse. De nombreux analystes estiment que la Banque nationale suisse a abaissé ses taux trop rapidement. D’autres pensent au contraire que la faiblesse du dollar américain devrait importer de la déflation. Cette rare divergence parmi les analystes a été accentuée par l’initiative américaine dans la nuit du 1ᵉʳ août ; les mois à venir diront quel camp avait raison. Dans le canton de Zurich, on débat intensément de l’initiative populaire « Plus de logements abordables dans le canton de Zurich », qui vise à accorder aux communes un droit de préemption sur les terrains. Cette initiative se heurte toutefois à un refus ; un contre‑projet prévoit plutôt de doubler la promotion du logement. Le désir des investisseurs d’avoir des placements stables à long terme profite au secteur immobilier. En juillet, plusieurs augmentations de capital ont été réalisées avec succès. Le dilemme des gestionnaires immobiliers demeure : à défaut de pouvoir développer et valoriser leur parc actuel, ils sont contraints d’acquérir de nouveaux biens à des prix élevés. Le problème de l’endettement persiste. Le refinancement des hypothèques arrivant à échéance devient de plus en plus difficile, car les offres bancaires se font rares. À moyen terme, les gestionnaires devront accorder plus d’attention à ce risque du côté passif. Le sujet de l’été est la fusion de différents fonds immobiliers d’UBS. Bien que l’assainissement du marché soit positif en soi, la domination d’UBS suscite des inquiétudes : 35 % de l’indice SREAL sont gérés par UBS et 9 % par Swiss Prime Site. Cette concentration est encore plus marquée chez les investisseurs indiciels du SWIIT, puisque 48 % des fonds sont gérés par la plus grande banque suisse. Mais les investisseurs surveillent cela de près et, au besoin, s’y opposent. Pour rééquilibrer le marché, d’autres acteurs – en particulier les compagnies d’assurance – devraient gagner en importance. Compte tenu de la faiblesse du marché des transactions, il est possible que d’autres fusions ou acquisitions aient lieu dans les 18 prochains mois. D’ici là, le marché immobilier suisse reste attractif, mais les défis s’intensifient.
Après la pause estivale, de nombreux fonds et sociétés immobilières ont publié leurs résultats semestriels. Globalement, les réévaluations se sont révélées positives, mais la progression des VNI n’a pas été uniforme. Sur le plan opérationnel, le tableau est nuancé...
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La chronique immobilière août 2025
Après la pause estivale, de nombreux fonds et sociétés immobilières ont publié leurs résultats semestriels. Globalement, les réévaluations se sont révélées positives, mais la progression des VNI n’a pas été uniforme. Sur le plan opérationnel, le tableau est nuancé : une hausse des revenus ne reflète pas toujours une véritable performance de gestion. Nombre de véhicules de placement poursuivent aujourd’hui leur croissance principalement via des augmentations de capital, investissant dans un marché difficile. Dans ce contexte, la qualité du management fait la différence : acheter est à la portée de tous, mais générer une création de valeur durable exige savoir-faire et courage – notamment pour concrétiser les gains au moment opportun. L’immobilier continue de susciter un fort intérêt de la part des investisseurs. Dans un environnement où les obligations offrent peu de rendement, il reste une classe d’actifs privilégiée. Le secteur a par ailleurs démontré sa résilience au cours des années de taux croissants de 2022 à 2023. Même si certains gestionnaires n’ont pas su adopter une approche contracyclique, manquant ainsi des opportunités, le marché confirme sa solidité sur le long terme. La demande de logements demeure très soutenue, portée par une migration persistante et des taux de vacance historiquement bas. Les risques politiques s’intensifient toutefois : Zurich sera le théâtre de plusieurs votations dans les deux prochaines années (protection des locataires, plafonnement des loyers, droit de préemption et initiative verte pour le logement). Ces mesures pourraient avoir un impact sur le résidentiel, mais affectent moins directement l’immobilier commercial, davantage exposé aux incertitudes économiques. Le refinancement constitue un enjeu majeur : les banques appliquent désormais des marges plus élevées sur les hypothèques, reflétant d’une part une aversion accrue au risque, et d’autre part la position dominante d’UBS, qui impose des conditions plus onéreuses. Conclusion : malgré ces défis, l’immobilier suisse reste un investissement attractif à long terme. La demande soutenue et le faible niveau des taux continuent de plaider pour la continuité. Le succès repose sur une diversification judicieuse et sur la sélection de gestionnaires capables, grâce à une gestion active, de créer une véritable valeur ajoutée. Ceux qui privilégient ces critères pourront pleinement bénéficier du potentiel durable du secteur.
La BNS a réaffirmé sa mission principale : mener la politique monétaire en Suisse et garantir la stabilité des prix. « Tout le reste, comme les négociations douanières, ne relève pas de notre compétence », a souligné Mme Tschudin, membre de la direction de la BNS. Swiss Prime Site a émis une obligation de 500 millions d’euros...
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La chronique immobilière septembre 2025
La BNS a réaffirmé sa mission principale : mener la politique monétaire en Suisse et garantir la stabilité des prix. « Tout le reste, comme les négociations douanières, ne relève pas de notre compétence », a souligné Mme Tschudin, membre de la direction de la BNS. Swiss Prime Site a émis une obligation de 500 millions d’euros – fait remarquable, car elle est libellée en euros et non en francs suisses. Même si le coupon semble conforme au marché, on peut se demander si les coûts d’une telle transaction sont justifiés. En toile de fond : la situation de financement reste tendue en Suisse. UBS n’est pas en mesure de servir toutes les grandes entreprises. Par ailleurs, le débat grandit sur la question de savoir quelle taille un portefeuille immobilier en Suisse peut atteindre, car une taille croissante apporte non seulement des avantages, mais aussi des risques. Malgré les incertitudes économiques, les taux hypothécaires ont peu bougé. À moyen terme également, les taux devraient rester bas. Après avoir atteint de nouveaux sommets, le marché immobilier coté suisse a marqué une pause. L’une des raisons possibles est l’offre importante d’opportunités d’investissement (plus de 3 milliards de CHF d’augmentations de capital depuis le début de l’année 2025), de nouvelles introductions en bourse ainsi que des taux suisses inchangés. Un regard à l’étranger montre toutefois une situation bien plus difficile : en Allemagne, les fonds immobiliers ouverts ont enregistré en juillet des sorties nettes de capitaux de 889 millions d’euros – le niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Au total, les sorties atteignent désormais plus de 12 milliards d’euros. De retour en Suisse, sur le thème de la durabilité : UBS a annoncé qu’à partir de 2026, ses véhicules immobiliers suisses ne participeront plus au GRESB. Cela pose un problème à tous les investisseurs qui, jusqu’ici, considéraient la participation au GRESB comme unique critère de durabilité d’investissement. Cela démontre que la durabilité ne peut pas être abordée par un simple schéma numérique « oui/non ».
La demande des investisseurs pour l’immobilier suisse a atteint des niveaux record en octobre. Cette situation incite les gérants de fonds immobiliers à procéder à des augmentations de capital – plus de CHF 6 milliards sont attendus pour l’année 2025 – et, par conséquent, à renforcer leurs acquisitions sur le marché...
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La chronique immobilière octobre 2025
La demande des investisseurs pour l’immobilier suisse a atteint des niveaux record en octobre. Cette situation incite les gérants de fonds immobiliers à procéder à des augmentations de capital – plus de CHF 6 milliards sont attendus pour l’année 2025 – et, par conséquent, à renforcer leurs acquisitions sur le marché. Le rendement brut d’un immeuble résidentiel situé dans une grande ville suisse s’établit à nouveau autour de 3 %. Les fondations de placement et les fonds immobiliers à la recherche d’immeubles résidentiels sont contraints de payer des prix nettement plus élevés qu’il y a douze mois. Selon les statistiques de JLL, la liquidité du marché est aujourd’hui comparable à celle d’avant 2022, c’est-à-dire avant le début de la phase de hausse des taux d’intérêt. Les immeubles résidentiels situés dans les zones B et C, ainsi que les terrains à développer destinés au logement, figurent parmi les segments les plus recherchés. Les régions de Zurich, de Suisse centrale et du nord-est comptent actuellement parmi les plus prisées. Un investissement dans l’immobilier suisse demeure attractif en comparaison européenne. Même si les rendements “prime” des immeubles résidentiels à Genève et Zurich figurent parmi les plus bas, l’écart avec les taux sans risque – notamment les obligations fédérales à 10 ans – reste le plus important d’Europe, à 150 à 200 points de base. Au cours des dix dernières années, de nombreux investisseurs ont privilégié les portefeuilles résidentiels, considérant le secteur commercial comme plus risqué. Les données de performance des indices immobiliers suisses montrent toutefois une réalité différente : l’indice REAL, composé d’environ 80 % d’immeubles commerciaux, a affiché la meilleure performance parmi les indices immobiliers suisses au cours de la dernière décennie. Parallèlement, la volatilité demeure une préoccupation centrale pour de nombreux investisseurs. Les produits immobiliers cotés (fonds et actions) présentent actuellement une volatilité d’environ 10 %, soit un niveau historiquement élevé.
L’année touche à sa fin – et, comme souvent, l‘immobilier fait preuve d’une forte activité. Le marché continue d’être alimenté par de nouveaux capitaux ; la demande demeure extrêmement élevée, quoique motivée par des raisons diverses. Le manque d’alternatives d’investissement ainsi que la solidité persistante du franc...
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La chronique immobilière novembre 2025
L’année touche à sa fin – et, comme souvent, l‘immobilier fait preuve d’une forte activité. Le marché continue d’être alimenté par de nouveaux capitaux ; la demande demeure extrêmement élevée, quoique motivée par des raisons diverses. Le manque d’alternatives d’investissement ainsi que la solidité persistante du franc en sont des facteurs déterminants. Les nouvelles statistiques – telles qu’un taux de logements vacants de 1% à l’échelle nationale et la forte hausse des loyers proposés – n’ont pas influencé les électrices et électeurs zurichois le week-end dernier : avec 59,3%, ils ont clairement rejeté l’initiative pour un droit de préemption. Cette votation est la première d’au moins cinq décisions en matière de politique du logement que le canton devra prendre prochainement, mais elle devrait être déterminante pour la suite du débat sur les tensions du marché résidentiel. La Chambre de commerce de Zurich ainsi que plusieurs sociétés immobilières ont lancé ensemble le mouvement fuerschi-zueri.ch afin de démontrer que les interventions étatiques ne constituent pas une solution efficace pour créer davantage de logements. Le secteur immobilier s’engage activement en faveur de logements abordables, tant dans le canton de Zurich que dans d’autres régions. De nouvelles constructions créent des logements – et des conditions-cadres efficaces, des procédures d’autorisation allégées et le développement de nouveaux quartiers sont des facteurs de succès essentiels. Un exemple actuel est la modification du plan de zones du site de l’ancienne usine à gaz à Berne, qui ouvre la voie à la réalisation de 500 nouveaux logements. Le marché coté est très dynamique : avant la fin de l’année, une nouvelle introduction en bourse (SPSS) est attendue, et au début de l’année prochaine (1T), la Mobiliar prévoit de coter son fonds. Toutes les augmentations de capital ont pu être placées sans difficulté, ce qui confirme la demande toujours exceptionnellement forte pour l’immobilier. La liquidité afflue directement vers le marché et les grandes villes – les prix poursuivent leur hausse. Les transactions dans le segment résidentiel s’opèrent de nouveau nettement en dessous d’un rendement brut de 3%. UBS confirme la finalisation de la fusion entre Green et Urban Property le 31 mars 2026, pour créer UBS (CH) Property Fund – Direct Mixed Urban.
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La chronique immobilière mai 2025
Les rapports annuels et semestriels des produits immobiliers commencent désormais fréquemment par une formule bien connue :« Nous vous informons que nos résultats sont solides. » Une telle déclaration ne suffit toutefois pas - en particulier lorsque le management n’est pas en mesure de présenter un positionnement stratégique convaincant...
La chronique immobilière mai 2025
Les rapports annuels et semestriels des produits immobiliers commencent désormais fréquemment par une formule bien connue :« Nous vous informons que nos résultats sont solides. » Une telle déclaration ne suffit toutefois pas — en particulier lorsque le management n’est pas en mesure de présenter un positionnement stratégique convaincant. Les perspectives pour l’année 2025 sont favorables: les évaluations repartent à la hausse et le coût de la dette recule. Malgré la baisse du taux hypothécaire de référence, peu de locataires demandent une réduction de loyer, ce qui se traduit par une progression des revenus locatifs. La demande en immobilier reste élevée, les investisseurs continuant d’anticiper un environnement de taux d’intérêt négatifs. En conséquence, tant les prix de l’immobilier que les cours des fonds et des actions cotés enregistrent des hausses significatives. Malgré ces indicateurs positifs, il est bien connu que les marchés n’évoluent pas de manière linéaire. La vigueur exceptionnelle du marché immobilier suisse surprend, notamment dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles et des mises en scène médiatiques orchestrées par Oncle Donald. Parallèlement, la volatilité à court terme augmente, et les risques liés au crédit deviennent un sujet d’attention croissant. Claudio Saputelli de l’UBS anticipe que les banques devront revoir leurs critères de financement à moyen terme. Cela devrait notamment restreindre l’octroi de crédits aux investisseurs privés. Depuis le début de l’année, une tendance croissante au désendettement est observable dans l’environnement des véhicules de placement — les augmentations de capital annoncées laissent entrevoir un été actif. Dans le domaine de la durabilité, le tableau est contrasté : selon l’Office fédéral de la statistique, environ 52 % des bâtiments en Suisse sont encore chauffés aux énergies fossiles. Neuchâtel (66 %) présente les parts les plus élevées, tandis que Bâle-Ville (27 %) affiche les plus faibles. Aujourd’hui, l’ensemble des gestionnaires d’actifs suisses dispose de stratégies de durabilité — mais ce qui compte réellement, c’est leur mise en œuvre concrète, crédible et mesurable. De plus en plus de produits s’alignent sur des standards reconnus tels que SSREI et GRESB. L’optimisation durable d’un portefeuille nécessite du temps, de la rigueur et un engagement clair en faveur de la création de valeur à long terme. Dans ce contexte, la notion de « risk-adjusted return » prend une importance croissante. En conclusion : même le marché suisse n’est pas à l’abri des effets des stratégies de communication géopolitique — M. Trump reste actif.
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La chronique immobilière avril 2025
Le mois écoulé a également été marqué, dans le secteur immobilier, par les turbulences provoquées par les tensions douanières américaines. Les actions immobilières suisses ont subi un recul net, bien que de courte durée, dans le Real Index, tandis que les fonds immobiliers ont été affectés plus durablement...
La chronique immobilière avril 2025
Le mois écoulé a également été marqué, dans le secteur immobilier, par les turbulences provoquées par les tensions douanières américaines. Les actions immobilières suisses ont subi un recul net, bien que de courte durée, dans le Real Index, tandis que les fonds immobiliers ont été affectés plus durablement. L’incertitude générale reste palpable. D’un côté, la baisse des taux d’intérêt continue de soutenir le secteur, et les dividendes distribués à large échelle sont en grande partie réinvestis. De l’autre, les risques conjoncturels pèsent sur les perspectives, notamment dans l’immobilier commercial. Le franc suisse, en tant que valeur refuge, compense toutefois efficacement ces inquiétudes. Les investisseurs internationaux continuent de privilégier des valeurs stables telles que Swiss Prime Site ou PSP Swiss Property. Mais les excès ne sont pas sans risque : avec un rendement de dividende de 2,8 % et un agio allant jusqu’à 35 %, un retournement rapide reste possible. Dans le segment des fonds, certaines mesures d’augmentation de capital ont accentué la pression, notamment une augmentation de capital de 350 millions de francs pour SIMA, ainsi que d’autres levées de fonds annoncées dans des proportions similaires. La demande en logements résidentiels reste élevée, soutenue par des taux d’intérêt historiquement bas. En période d’incertitude, de nombreux gestionnaires de fortune tendent à renforcer plutôt qu’à réduire leur allocation dans les placements immobiliers indirects. Les résultats des fonds et sociétés restent solides et contribuent à la stabilité du marché. L’année boursière devrait néanmoins rester volatile et nerveuse. Dans un tel environnement, des opportunités intéressantes et des possibilités d’arbitrage continuent d’émerger. La consolidation du secteur financier se poursuit : les deux compagnies d’assurance Helvetia et Baloise ont annoncé leur fusion, tandis que CHAM et INA se sont réunies avec succès pour former Cham Swiss Properties. En revanche, le plus grand acteur immobilier du pays, UBS, a fait volte-face et a décidé de ne pas fusionner UBS Direct Residential – une décision au goût amer. Avec un agio de 55 %, la prudence reste de mise sur ce titre, même si tous les indicateurs globaux semblent au vert pour les semaines à venir.
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La chronique immobilière mars 2025
Les fonds immobiliers suisses clôturent un trimestre marqué par une forte volatilité. La performance du SWIIT de +1,9 % semble encourageante à première vue, mais reste fragile compte tenu du contexte complexe...
La chronique immobilière mars 2025
Les fonds immobiliers suisses clôturent un trimestre marqué par une forte volatilité. La performance du SWIIT de +1,9 % semble encourageante à première vue, mais reste fragile compte tenu du contexte complexe. Les baisses de taux déjà effectuées par la BNS – et d'autres éventuellement à venir – ainsi qu’un niveau élevé de liquidités sur le marché plaident certes pour une reprise de la performance au cours de l’année. Toutefois, certains fonds immobiliers cotés peinent actuellement à convaincre durablement les investisseurs : la fourchette de performance varie en effet entre -8 % et +8 %. Sous l’effet des plans de relance économique et du renforcement des dépenses en matière de défense, les taux d’intérêt à long terme ont récemment augmenté de manière notable en Europe. L’écart de rendement par rapport aux fonds immobiliers est désormais inférieur à 200 points de base. Il reste à voir s’il s’agit d’une réaction temporaire ou du début d’une tendance structurelle. Ce qui est certain : la forte demande a entraîné une hausse des prix des fonds qui ne reflète plus les perspectives de croissance réelle à long terme. Cette prise de conscience semble désormais gagner le marché. La tendance haussière du SWIIT, l’indice de référence des fonds immobiliers suisses cotés, observée depuis l’automne dernier, a récemment marqué le pas, voir perdu de son élan. Après les années exigeantes de 2022 et 2023, de nombreux investisseurs réévaluent leur stratégie. Un segment souvent sous-estimé, mais riche en substance, est celui des actions immobilières avec une part résidentielle supérieure à 50 %. Bien que leur faible Free Float soit souvent critiqué, ces sociétés offrent stabilité et orientation stratégique vers une croissance durable. Les données des dernières années montrent clairement que la gestion active a permis de créer de la valeur de manière continue – tandis que l’inaction de certains managers a conduit à des pertes de capital.
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La chronique immobilière février 2025
Traditionnellement, le mois de février est une période d’attente avant la publication des premiers résultats annuels des actions immobilières. Toutefois, l’actualité politique et économique occupe actuellement le devant de la scène...
La chronique immobilière février 2025
Traditionnellement, le mois de février est une période d’attente avant la publication des premiers résultats annuels des actions immobilières. Toutefois, l’actualité politique et économique occupe actuellement le devant de la scène. Aux États-Unis, l’économie reste stable, mais le souhait du président Trump de réduire les taux directeurs tout en maintenant l’inflation sous contrôle s’avère complexe. L’une des stratégies envisageables pour y parvenir serait une baisse du prix du pétrole, qui pourrait contribuer à alléger la pression inflationniste. Parallèlement, il cherche à accélérer la résolution du conflit ukrainien et à sécuriser l’accès aux matières premières – un objectif stratégique poursuivi depuis toujours par les grandes puissances afin de renforcer leur influence mondiale. Pendant ce temps, l’Europe traverse une période d’instabilité. La confirmation d’un virage politique vers la droite en Allemagne, confirmée par les récentes élections, n’a pas été une surprise. Les enjeux politiques ont un impact direct sur l’inflation, la migration et la gestion des ressources – autant de facteurs déterminants pour le secteur immobilier et les investisseurs. En Suisse, les investisseurs anticipent un retour possible des taux négatifs. Contrairement à la situation d’il y a dix ans, où cette hypothèse semblait improbable, la Banque nationale suisse communique désormais ouvertement sur diverses éventualités. En conséquence, sur le marché immobilier, le rendement brut d’achat dans les centres-villes retrouve les niveaux de 2020/2021, lorsque la crise du Covid poussait les investisseurs à acquérir des immeubles résidentiels à des prix élevés. Concernant les actions immobilières, la surprise est venue de Swiss Prime Site, qui a annoncé une augmentation de capital à très court terme, une heure avant la clôture de la bourse – une pratique inhabituelle. Les premiers résultats annuels révèlent que les réévaluations des portefeuilles sont légèrement supérieures aux attentes. Les conditions de fusion entre Ina Invest SA et Cham Groupe SA ont été publiées sans surprise, et la nouvelle entité, Cham Swiss Properties SA, s’annonce prometteuse – la structure de gestion interne de Cham Group AG a été adoptée comme modèle de référence.
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La chronique immobilière janvier 2025
La nouvelle année a débuté comme elle s’était achevée : sur une note euphorique. Le salon IMMO25 a enregistré un record de fréquentation, témoignant d’un fort engouement pour l’immobilier suisse.
La chronique immobilière janvier 2025
La nouvelle année a débuté comme elle s’était achevée : sur une note euphorique. Le salon IMMO25 a enregistré un record de fréquentation, témoignant d’un fort engouement pour l’immobilier suisse. Les investisseurs s’attendent à une poursuite de la baisse des taux par la BNS. En tout début d’année les indices immobiliers ont progressé de plus de 3 %. Parallèlement, les gestionnaires ont lancé des campagnes offensives et annoncé plusieurs augmentations de capital. Toutefois, avec certains agios dépassant 50 %, les investisseurs commencent à se montrer plus prudents. L’année 2022 est encore dans toutes les mémoires, marquée par une forte perte de confiance ayant conduit à une correction du marché de 15%. Malgré les trois premières bonnes semaines, l’indice SWIIT a terminé le mois de janvier en baisse de 1,4 %. Les augmentations de capital attendues pourraient dépasser la demande des investisseurs – une situation similaire à celle de 2018. Par ailleurs, les résultats annuels des fonds clôturés en septembre dernier ont déçu : bien que les pertes locatives continuent de diminuer, le potentiel de croissance se réduit. Il est donc crucial que les gérants de fonds innovent. De plus, divers fonds immobiliers souffrent toujours de demandes de remboursements. Les résultats annuels des sociétés immobilières sont très attendus, notamment pour identifier les sociétés les plus dynamiques et les secteurs les plus prometteurs. Une première consolidation du marché est prévue fin février avec la fusion d’Ina Invest et Cham Group, dont l’impact sur les évaluations s’annoncent positives, selon la dernière communication effectuée.
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La chronique immobilière juin 2025
La nervosité sur les marchés financiers est palpable. Ce qui paraissait encore impensable fin 2014 semble aujourd’hui plus réel que jamais : le retour des taux d’intérêt négatifs. La BNS, les banques et les investisseurs s’accordent à dire que la probabilité d’un tel scénario d’ici fin 2025 est élevée...
La chronique immobilière juin 2025
La nervosité sur les marchés financiers est palpable. Ce qui paraissait encore impensable fin 2014 semble aujourd’hui plus réel que jamais : le retour des taux d’intérêt négatifs. La BNS, les banques et les investisseurs s’accordent à dire que la probabilité d’un tel scénario d’ici fin 2025 est élevée. Le déclencheur ? Un cocktail dangereux : des données conjoncturelles décevantes, des tendances déflationnistes et une appréciation continue du franc suisse. La BNS a tenté d’envoyer un signal avec un ajustement de son taux directeur vers zéro – en vain. Les forces des marchés mondiaux surpassent les mécanismes de pilotage nationaux. Pour le secteur de la construction en Suisse, en revanche, une lueur d’espoir se dessine : après trois années difficiles, des taux de croissance positifs sont attendus dès le second semestre 2025. L’intérêt marqué des investisseurs institutionnels ne passe pas inaperçu auprès des gérants d’actifs – nombreux sont ceux qui cherchent à tirer parti de cet élan pour lever de nouveaux capitaux. Mais le cycle se répète : des biens surévalués sont achetés, tandis que d’autres acteurs misent sur un désendettement hypothécaire. Parallèlement, l’environnement réglementaire se resserre – notamment dans la région zurichoise. De nouvelles exigences légales sont en préparation : autorisations renforcées pour les démolitions et rénovations, plafonnements des loyers ou encore droits de préemption accordés aux communes. Conséquence pour les investisseurs ? Les disparités régionales devraient encore s’accentuer dans les mois à venir. Si la BNS venait à réintroduire des taux négatifs, la liquidité du marché risquerait de se contracter davantage. Le marché des transactions pourrait se figer – de nombreux propriétaires différeraient leur décision de vendre. Dans un tel contexte, le potentiel de création de valeur interne d’un portefeuille devient un facteur clé. Transparence, capacité de pilotage et gestion active seront plus que jamais requis. Dans le même temps, la domination quasi monopolistique de quelques acteurs entraîne un déséquilibre croissant. Le marché immobilier suisse reste attractif, mais les risques sont bien réels – et se cachent souvent là où on les attend le moins.
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La chronique immobilière juillet 2025
Contrairement aux attentes, des chiffres d’inflation modérée pour le mois de juin ont été publiés en Suisse. De nombreux analystes estiment que la Banque nationale suisse a abaissé ses taux trop rapidement. D’autres pensent au contraire que la faiblesse du dollar américain devrait importer de la déflation...
La chronique immobilière juillet 2025
Contrairement aux attentes, des chiffres d’inflation modérée pour le mois de juin ont été publiés en Suisse. De nombreux analystes estiment que la Banque nationale suisse a abaissé ses taux trop rapidement. D’autres pensent au contraire que la faiblesse du dollar américain devrait importer de la déflation. Cette rare divergence parmi les analystes a été accentuée par l’initiative américaine dans la nuit du 1ᵉʳ août ; les mois à venir diront quel camp avait raison. Dans le canton de Zurich, on débat intensément de l’initiative populaire « Plus de logements abordables dans le canton de Zurich », qui vise à accorder aux communes un droit de préemption sur les terrains. Cette initiative se heurte toutefois à un refus ; un contre‑projet prévoit plutôt de doubler la promotion du logement. Le désir des investisseurs d’avoir des placements stables à long terme profite au secteur immobilier. En juillet, plusieurs augmentations de capital ont été réalisées avec succès. Le dilemme des gestionnaires immobiliers demeure : à défaut de pouvoir développer et valoriser leur parc actuel, ils sont contraints d’acquérir de nouveaux biens à des prix élevés. Le problème de l’endettement persiste. Le refinancement des hypothèques arrivant à échéance devient de plus en plus difficile, car les offres bancaires se font rares. À moyen terme, les gestionnaires devront accorder plus d’attention à ce risque du côté passif. Le sujet de l’été est la fusion de différents fonds immobiliers d’UBS. Bien que l’assainissement du marché soit positif en soi, la domination d’UBS suscite des inquiétudes : 35 % de l’indice SREAL sont gérés par UBS et 9 % par Swiss Prime Site. Cette concentration est encore plus marquée chez les investisseurs indiciels du SWIIT, puisque 48 % des fonds sont gérés par la plus grande banque suisse. Mais les investisseurs surveillent cela de près et, au besoin, s’y opposent. Pour rééquilibrer le marché, d’autres acteurs – en particulier les compagnies d’assurance – devraient gagner en importance. Compte tenu de la faiblesse du marché des transactions, il est possible que d’autres fusions ou acquisitions aient lieu dans les 18 prochains mois. D’ici là, le marché immobilier suisse reste attractif, mais les défis s’intensifient.
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La chronique immobilière août 2025
Après la pause estivale, de nombreux fonds et sociétés immobilières ont publié leurs résultats semestriels. Globalement, les réévaluations se sont révélées positives, mais la progression des VNI n’a pas été uniforme. Sur le plan opérationnel, le tableau est nuancé...
La chronique immobilière août 2025
Après la pause estivale, de nombreux fonds et sociétés immobilières ont publié leurs résultats semestriels. Globalement, les réévaluations se sont révélées positives, mais la progression des VNI n’a pas été uniforme. Sur le plan opérationnel, le tableau est nuancé : une hausse des revenus ne reflète pas toujours une véritable performance de gestion. Nombre de véhicules de placement poursuivent aujourd’hui leur croissance principalement via des augmentations de capital, investissant dans un marché difficile. Dans ce contexte, la qualité du management fait la différence : acheter est à la portée de tous, mais générer une création de valeur durable exige savoir-faire et courage – notamment pour concrétiser les gains au moment opportun. L’immobilier continue de susciter un fort intérêt de la part des investisseurs. Dans un environnement où les obligations offrent peu de rendement, il reste une classe d’actifs privilégiée. Le secteur a par ailleurs démontré sa résilience au cours des années de taux croissants de 2022 à 2023. Même si certains gestionnaires n’ont pas su adopter une approche contracyclique, manquant ainsi des opportunités, le marché confirme sa solidité sur le long terme. La demande de logements demeure très soutenue, portée par une migration persistante et des taux de vacance historiquement bas. Les risques politiques s’intensifient toutefois : Zurich sera le théâtre de plusieurs votations dans les deux prochaines années (protection des locataires, plafonnement des loyers, droit de préemption et initiative verte pour le logement). Ces mesures pourraient avoir un impact sur le résidentiel, mais affectent moins directement l’immobilier commercial, davantage exposé aux incertitudes économiques. Le refinancement constitue un enjeu majeur : les banques appliquent désormais des marges plus élevées sur les hypothèques, reflétant d’une part une aversion accrue au risque, et d’autre part la position dominante d’UBS, qui impose des conditions plus onéreuses. Conclusion : malgré ces défis, l’immobilier suisse reste un investissement attractif à long terme. La demande soutenue et le faible niveau des taux continuent de plaider pour la continuité. Le succès repose sur une diversification judicieuse et sur la sélection de gestionnaires capables, grâce à une gestion active, de créer une véritable valeur ajoutée. Ceux qui privilégient ces critères pourront pleinement bénéficier du potentiel durable du secteur.
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La chronique immobilière septembre 2025
La BNS a réaffirmé sa mission principale : mener la politique monétaire en Suisse et garantir la stabilité des prix. « Tout le reste, comme les négociations douanières, ne relève pas de notre compétence », a souligné Mme Tschudin, membre de la direction de la BNS. Swiss Prime Site a émis une obligation de 500 millions d’euros...
La chronique immobilière septembre 2025
La BNS a réaffirmé sa mission principale : mener la politique monétaire en Suisse et garantir la stabilité des prix. « Tout le reste, comme les négociations douanières, ne relève pas de notre compétence », a souligné Mme Tschudin, membre de la direction de la BNS. Swiss Prime Site a émis une obligation de 500 millions d’euros – fait remarquable, car elle est libellée en euros et non en francs suisses. Même si le coupon semble conforme au marché, on peut se demander si les coûts d’une telle transaction sont justifiés. En toile de fond : la situation de financement reste tendue en Suisse. UBS n’est pas en mesure de servir toutes les grandes entreprises. Par ailleurs, le débat grandit sur la question de savoir quelle taille un portefeuille immobilier en Suisse peut atteindre, car une taille croissante apporte non seulement des avantages, mais aussi des risques. Malgré les incertitudes économiques, les taux hypothécaires ont peu bougé. À moyen terme également, les taux devraient rester bas. Après avoir atteint de nouveaux sommets, le marché immobilier coté suisse a marqué une pause. L’une des raisons possibles est l’offre importante d’opportunités d’investissement (plus de 3 milliards de CHF d’augmentations de capital depuis le début de l’année 2025), de nouvelles introductions en bourse ainsi que des taux suisses inchangés. Un regard à l’étranger montre toutefois une situation bien plus difficile : en Allemagne, les fonds immobiliers ouverts ont enregistré en juillet des sorties nettes de capitaux de 889 millions d’euros – le niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2008. Au total, les sorties atteignent désormais plus de 12 milliards d’euros. De retour en Suisse, sur le thème de la durabilité : UBS a annoncé qu’à partir de 2026, ses véhicules immobiliers suisses ne participeront plus au GRESB. Cela pose un problème à tous les investisseurs qui, jusqu’ici, considéraient la participation au GRESB comme unique critère de durabilité d’investissement. Cela démontre que la durabilité ne peut pas être abordée par un simple schéma numérique « oui/non ».
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La chronique immobilière octobre 2025
La demande des investisseurs pour l’immobilier suisse a atteint des niveaux record en octobre. Cette situation incite les gérants de fonds immobiliers à procéder à des augmentations de capital – plus de CHF 6 milliards sont attendus pour l’année 2025 – et, par conséquent, à renforcer leurs acquisitions sur le marché...
La chronique immobilière octobre 2025
La demande des investisseurs pour l’immobilier suisse a atteint des niveaux record en octobre. Cette situation incite les gérants de fonds immobiliers à procéder à des augmentations de capital – plus de CHF 6 milliards sont attendus pour l’année 2025 – et, par conséquent, à renforcer leurs acquisitions sur le marché. Le rendement brut d’un immeuble résidentiel situé dans une grande ville suisse s’établit à nouveau autour de 3 %. Les fondations de placement et les fonds immobiliers à la recherche d’immeubles résidentiels sont contraints de payer des prix nettement plus élevés qu’il y a douze mois. Selon les statistiques de JLL, la liquidité du marché est aujourd’hui comparable à celle d’avant 2022, c’est-à-dire avant le début de la phase de hausse des taux d’intérêt. Les immeubles résidentiels situés dans les zones B et C, ainsi que les terrains à développer destinés au logement, figurent parmi les segments les plus recherchés. Les régions de Zurich, de Suisse centrale et du nord-est comptent actuellement parmi les plus prisées. Un investissement dans l’immobilier suisse demeure attractif en comparaison européenne. Même si les rendements “prime” des immeubles résidentiels à Genève et Zurich figurent parmi les plus bas, l’écart avec les taux sans risque – notamment les obligations fédérales à 10 ans – reste le plus important d’Europe, à 150 à 200 points de base. Au cours des dix dernières années, de nombreux investisseurs ont privilégié les portefeuilles résidentiels, considérant le secteur commercial comme plus risqué. Les données de performance des indices immobiliers suisses montrent toutefois une réalité différente : l’indice REAL, composé d’environ 80 % d’immeubles commerciaux, a affiché la meilleure performance parmi les indices immobiliers suisses au cours de la dernière décennie. Parallèlement, la volatilité demeure une préoccupation centrale pour de nombreux investisseurs. Les produits immobiliers cotés (fonds et actions) présentent actuellement une volatilité d’environ 10 %, soit un niveau historiquement élevé.
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La chronique immobilière novembre 2025
L’année touche à sa fin – et, comme souvent, l‘immobilier fait preuve d’une forte activité. Le marché continue d’être alimenté par de nouveaux capitaux ; la demande demeure extrêmement élevée, quoique motivée par des raisons diverses. Le manque d’alternatives d’investissement ainsi que la solidité persistante du franc...
La chronique immobilière novembre 2025
L’année touche à sa fin – et, comme souvent, l‘immobilier fait preuve d’une forte activité. Le marché continue d’être alimenté par de nouveaux capitaux ; la demande demeure extrêmement élevée, quoique motivée par des raisons diverses. Le manque d’alternatives d’investissement ainsi que la solidité persistante du franc en sont des facteurs déterminants. Les nouvelles statistiques – telles qu’un taux de logements vacants de 1% à l’échelle nationale et la forte hausse des loyers proposés – n’ont pas influencé les électrices et électeurs zurichois le week-end dernier : avec 59,3%, ils ont clairement rejeté l’initiative pour un droit de préemption. Cette votation est la première d’au moins cinq décisions en matière de politique du logement que le canton devra prendre prochainement, mais elle devrait être déterminante pour la suite du débat sur les tensions du marché résidentiel. La Chambre de commerce de Zurich ainsi que plusieurs sociétés immobilières ont lancé ensemble le mouvement fuerschi-zueri.ch afin de démontrer que les interventions étatiques ne constituent pas une solution efficace pour créer davantage de logements. Le secteur immobilier s’engage activement en faveur de logements abordables, tant dans le canton de Zurich que dans d’autres régions. De nouvelles constructions créent des logements – et des conditions-cadres efficaces, des procédures d’autorisation allégées et le développement de nouveaux quartiers sont des facteurs de succès essentiels. Un exemple actuel est la modification du plan de zones du site de l’ancienne usine à gaz à Berne, qui ouvre la voie à la réalisation de 500 nouveaux logements. Le marché coté est très dynamique : avant la fin de l’année, une nouvelle introduction en bourse (SPSS) est attendue, et au début de l’année prochaine (1T), la Mobiliar prévoit de coter son fonds. Toutes les augmentations de capital ont pu être placées sans difficulté, ce qui confirme la demande toujours exceptionnellement forte pour l’immobilier. La liquidité afflue directement vers le marché et les grandes villes – les prix poursuivent leur hausse. Les transactions dans le segment résidentiel s’opèrent de nouveau nettement en dessous d’un rendement brut de 3%. UBS confirme la finalisation de la fusion entre Green et Urban Property le 31 mars 2026, pour créer UBS (CH) Property Fund – Direct Mixed Urban.
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