Il y a encore quelques mois, les économistes tablaient sur une hausse du taux d’intérêt de référence pour 2024 au plus tôt. En revanche, les acteurs immobiliers s’attendent à un ajustement dès l’année prochaine. Indépendamment du niveau des taux de référence, les loyers augmenteront. Le jeu de l’offre et de la demande semble très clair. La réticence des investisseurs institutionnels à acquérir des immeubles ralentit l’offre, aggrave ainsi la pénurie actuelle de logements et se traduit par une nouvelle hausse des loyers pour la population. Pour l’année en cours, le solde migratoire devrait à nouveau être positif, avec 70 000 personnes, hors flux de réfugiés en provenance d’Ukraine. Des valeurs encore plus élevées sont attendues en 2023. De bonnes perspectives – au moins pour les investisseurs optant pour des placements indirects. Pratiquement aucun nouveau capital n’est actuellement alloué aux produits immobiliers, ce qui ralentit la dilution généralisée de ces dernières années, du moins temporairement. Grâce à la réalisation du potentiel d’augmentation des revenus dans le portefeuille et à une bonne gestion du financement, les résultats d’exploitation continueront de progresser. Les gestionnaires d’actifs sont contraints de définir le bon cap à prendre avec beaucoup de tact. Indépendamment de la qualité ou de l’emplacement, des rendements de distribution de 2% ne suffisent pas s’ils veulent continuer à répondre aux attentes des investisseurs. Les immeubles commerciaux offrent toujours une alternative intéressante. Le marché de l’immobilier de bureaux reste stable avec la reprise de la demande de surfaces. Car malgré la tendance au télétravail, la demande de surfaces ne diminue guère, mais celles-ci sont de plus en plus prévues pour répondre aux besoins sociaux des travailleurs. La flexibilité d’utilisation ne cesse de gagner en importance également. Des aspects essentiels d’une stratégie de durabilité globale, qui prend en compte non seulement les questions écologiques mais aussi les thématiques économiques et sociales. Enfin, les évolutions positives sur les marchés boursiers mondiaux ont également réduit la pression sur les produits immobiliers cotés. Toute nouvelle hausse des taux d’intérêt par la Banque nationale suisse semble également avoir déjà été intégrée dans les prix boursiers actuels.

 

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