L’évolution négative des cours des fonds immobiliers cotés, qui perdure depuis le début de l’année, suscite de nombreux débats. Presque chaque jour, de nouvelles surprises sont rendues publiques. Par exemple, la décision de la direction de fonds Credit Suisse de reporter la cotation annoncée du CS 1a Immo PK, probablement à la mi-2023, en raison de la volatilité actuellement plus élevée. Cela désamorce la situation tendue – pour l’instant (nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises). Outre les cours et les décisions dans le cadre des Corporate Actions, l’évolution des taux d’intérêt fait également des vagues. Le rendement de l’obligation fédérale à 10 ans a diminué de plus de la moitié en juillet. Selon le règlement sur les fonds immobiliers cotés, soumis à la surveillance de la Finma, la charge hypothécaire maximale autorisée est toujours de 30% – une adaptation jusqu’à 50% est-elle également prévue ? Avec des pertes intermédiaires d’environ 20% pour le SREAL, on peut toutefois parler de soldes estivales marquées. Peu à peu, les fonds attirent à nouveau l’attention des médias, ce qui a entraîné une légère tendance à la reprise sur les marchés ces derniers jours. Sur quelle performance globale future un investisseur peut-il désormais compter en matière de produits immobiliers ? C’est la question parmi d’autres. Au cours des 3 dernières années, le marché a offert un rendement annualisé d’un peu plus de 3%. Cette valeur peut être interprétée comme plausible. Tant qu’aucune nouvelle alternative ne se présentera sur le marché obligataire, les placements immobiliers resteront intéressants. De nombreux investisseurs craignent que les taux d’escompte augmentent à nouveau et fassent ainsi pression sur les valorisations. Cela pourrait bien se produire, mais les attentes en matière de revenus locatifs augmentent également, ce qui pourrait finalement augmenter la valorisation. Mais il faudra encore patienter un certain temps avant que cette augmentation des loyers puisse être réalisée à moyen terme. À court terme, il faut d’abord maîtriser les coûts énergétiques, qui sont en grande partie supportés par les locataires. C’est précisément pour cette raison qu’il peut y avoir une augmentation des déménagements. La thématique de l’énergie nous occupera certainement encore quelque temps.

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